La compagnie On est pas là pour se faire engueuler vient d'être sélectionnée pour participer aux "Plateaux Libres!" (une vingtaine de compagnies de la région PACA vont répéter sur les plateaux du Théâtre du Gymnase (Marseille), du Théâtre du Jeu de Paume et du Grand Théâtre de Provence (Aix-en-Provence) entre septembre et décembre 2012 dans le cadre de MP13).
Nous serons donc fin novembre en répétitions de Pas, précédé de Cascando, Pas moi et Souffle de Samuel Beckett - création 2013 au Théâtre du Jeu de Paume pour la présentation d'une « pièce en chantier » et nous proposerons à un public choisi et complice de découvrir des instantanés inscrits dans le processus de la création artistique. Bien entendu ce spectacle sera présenté à Avignon courant 2013.

Aussi après deux ans d'absence, nous reprenons nos ateliers de pratique artistique à Avignon avec deux ateliers adultes et un atelier enfants.
Renseignements au 06 82 32 47 71.

Plus d'infos sur cette nouvelle aventure, mais aussi sur la reprise de nos ateliers et les spectacles en tournée très bientôt sur ce site...


FEUILLETER LA BROCHURE DE LA SAISON 2011/2012

Avignon regorge de compagnies de théâtre et peu d'entre elles arrivent à sortir leur épingle du jeu. Au milieu de ce foisonnement, quelques unes attirent l'attention du public, et généralement il ne se trompe pas. La compagnie On est pas là pour se faire engueuler fait partie de cette catégorie. Son nom, hommage discret à Boris Vian et à Coluche, sonne plus comme un coup de gueule politico-incorrect que comme un joyeux message populaire. Non, avec eux, ce n'est pas drôle.
Elle est née de la rencontre de Laetitia Mazzoleni et de Noam Cadestin. Tous deux comédiens de formation mais aux parcours très différents, ils se retrouvent dans l'idée que le théâtre est le vecteur des pensées et qu'il faut créer les auteurs, et donc la parole, d'aujourd'hui.


Leurs créations ? L'Âmonyme de Laetitia Mazzoleni, drame psychologique sur la disparition d'enfants, Le cas Gaspard Meyer de Jean-Yves Picq, pamphlet social anti-capitaliste, La vieille dame qui fabrique 37 cocktails molotov par jour de Matéï Visniec, satire du monde intello-théâtral en premier plan et dénonciation de la manipulation politique en deuxième, ou encore Les règles de savoir-vivre dans la société moderne de Jean-Luc Lagarce, discours ironique sur les codes de notre société bien-pensante. Effectivement, on est loin du cabaret comique où on se poile à chaque rime.


Parallèlement à cela, la compagnie s'inscrit dans une recherche d'ouverture, de rencontre et de formation du public par le biais de lectures en présence des auteurs, suivies de discussions. Jusque dans leurs ateliers, l'écriture contemporaine est défendue, pour faire découvrir les auteurs d'aujourd'hui.


Laetitia Mazzoleni et Noam Cadestin, duo inséparable à la vie comme à la création, dirigent cette compagnie comme on fait ses choix au tournant de sa vie. Ils parlent beaucoup, discutent, argumentent, cherchent la pertinence de chaque décision, élaborent des projets au long terme. Et leur réflexion interpelle. Il va falloir s'habituer, on va devoir compter avec eux.



“ Nous devons préserver les lieux de la création, les lieux du luxe et de la pensée, les lieux du superficiel, les lieux de l'invention de ce qui n'existe pas encore ”
     Jean Luc Lagarce

“ Si on commence avec des certitudes, on finit avec des doutes. Si on commence avec des doutes, on finit avec des certitudes. ”
     Francis Bacon

“ And I know you'd like to disappear - You'd like to lose the fear ”
     The Boo Radleys